Aujourd’hui, 4 mois après le début ma 2ème poussée, voici un schéma qui décrit ce qu’il me reste de cette expérience.
Ce dessin vous permettra de mieux comprendre ce que je ressens sur mes mains. Pendant la poussée, la main gauche était celle qui était la plus touchée des 2. Maintenant avec la rémission, c’est la main droite qui persiste dans les « troubles de la sensibilité » et la gauche se rétablit très bien. Le dessin montre les 2 mains et leurs différences.
Dans la vie quotidienne, les troubles ne me dérangent pas forcément. Je n'y prête plus trop attention. Je me suis tellement forcée à faire tout comme avant (taper au clavier, boutonner, etc) que cela me paraît « normal ». Le soir, quand je ne fais plus rien de mes mains, la main droite se réveille (si je peux dire ça comme ça). Les « sensations de positions imaginaires réapparaissent » ainsi que l’engourdissement à l’auriculaire et l’annulaire. Parfois ça me réveille la nuit, car j’ai l’impression que ces doigts n’existent plus.
Toutes les autres sensations que j’avais
sur le reste du corps ont complètement disparus.
Je ne sais pas si cela sont des séquelles ou pas.
Mais la rémission doit faire son chemin et pour cela faut de la patience.
Il y a quelques semaines, je passais une phase de stress intense au boulot. Lorsque mon projet est arrivé au bout, je sentis un grand soulagement. J’avais passé pas mal de temps dans mon univers de travail et je m’étais bien isolé pendant quelques mois. Pendant ce temps là, un changement important s’est manifesté chez mon amie. Les consultations ont commencé, puis vint l’IRM et l’hospitalisation. Quand elle a mentionné la SEP pour la première fois, je n’ai pas fait le lien à une maladie imprévisible et chronique. Je suis de langue maternelle allemande et je n’ai pas tout de suite compris de quelle maladie il s’agissait. Mais quand j’en ai pris conscience j’essayais de rester clame. L’idée que mon amie puisse être atteinte de cette maladie m’a rendue très, très triste… et après le diagnostic une colère et de l’inquiétude se sont manifestés ! La colère contre l’injustice que cela arrive à une jeune femme dynamique, et l’inquiétude surtout pour mon amie mais aussi pour ses proches qui doivent affronter un avenir qu’on ne peut prévoir.
Et depuis qu’est qui a changé ? Entre mon amie et moi, rien… sauf que peut-être qu’on est plus proche
encore… ma confiance en elle et en son chemin est totale. Je lui raconte mes petits et grands soucis comme avant le diagnostic. Elle me raconte les siens comme avant. Nous faisons des projets et
des soirées comme avant. Je ne pense pas à ce qui pourrait être dans 1 an, 5 ans ou 10… cette maladie est complètement imprévisible… Mais la vie en soi est imprévisible ! J’admire mon amie
pour son courage, sa force et son attitude et aptitude de s’adapter à ces nouvelles circonstances et je voudrais la soutenir dans toutes ses décisions. Finalement que peut-on faire plus que de
suivre un traitement au mieux, adapter certaines habitudes dans la vie à la maladie, mais surtout, rester optimiste, rester zen ? Elle est une femme superbe et elle restera la même
« rester zen », mais comme elle le dit, avec le truc en plus …
Vessie hyperactive :
La vessie, qui est devenue hypersensible, ne se remplie que partiellement et doit être vidée à tout moment.
Infections des voies urinaires :
L’envie d’uriner peut se faire qu’avec un effort. La vessie n’est pas complètement vidée ce qui amène à des infections urinaires.
Incontinence :
Dû à la paralysie du sphincter de la vessie.
Troubles de la défécation :
La motricité ralentie l’intestin et le manque de sensibilité du rectum font que la constipation est courante chez les sépiens ainsi que le besoin soudain de déféquer est possible.
Le peuple Suisse devra, le 1er juin, voter plusieurs choses dont un qui me touche plus particulièrement « les assurances maladies ».
Sous la phrase « Qualité et efficacité économique dans l’assurance maladie » se cache bien de mauvaise surprise. Un titre alléchant pour les votations mais qui se révèle un danger pour notre avenir en tant qu’être humain.
J’en suis convaincue, pourquoi ?
Exemple d’un avenir bien noir :
- Bonjour, j’ai une sclérose en plaques. Je
dois voir un neurologue.
- Non, madame, nous n’avons pas de neurologue sur nos listes.
- Mais, je dois me faire soigner.
-Vous pouvez aller en consulter un, mais malheureusement nous ne vous rembourserons aucun frais !
- Je suis sous interféron, est-ce que le
traitement est remboursé ?
- Non, madame, nous ne remboursons plus ce traitement. C’est à votre charge.
- J’ai une poussée dans quel hôpital, puis-je
aller ?
- Celui de votre choix madame, c’est à votre charge de toute façon.
Résultat : faute de moyens j’abonne mon traitement et laisse la maladie faire son chemin. L’handicap arrive gentiment. Je ne peux plus travailler et je
deviens dépendante de ma famille.
- Je veux des soins à domicile, je n’arrive
plus à m’assumer toute seule.
- Oui, madame, mais les soins à domicile ne sont plus remboursés.
- Je dois faire des séances de
physiothérapie.
- Nous ne remboursons pas ces prestations.
- Que remboursez-vous ?
- Vos paracétamols, madame,…… (c’est pas cher ça)
Je ne comprends pas qu’on essaye de faire passer ce genre de chose. Mais
bon, comme d’habitude ce n’est qu’une question de fric. Juste 8 milliards de frs en cause. Mais aussi beaucoup de personnel médical qui sera sélectionné sur leurs tarifs et non sur leurs
diplômes. Les hôpitaux mais aussi tous les Suisses en tant personne. Mais ça beaucoup de gens l’oublie.
D’autres militants au « NON »
Avis de la société suisse de la sclérose en plaques
Avis de l’association suisse d’aides et de soins à domicile et Porcap
Avis de ACIDUS, Association citoyenne pour la défense des usagers du service public
Avis de la société suisse d’Odonto-stomalogie
Avis de la société suisse de médecine générale
J’ai eu 14 jours de vacances, ensuite reprise du boulot, dans le stress (trop de boulot qui m’attendait et biensûre tout faire pour hier). Mes troubles de la sensibilité aux mains, qui allaient nettement mieux, ont commencé à virer à la douleur. Et ce n’était pas juste l’annulaire et l’auriculaire qui étaient concernés, mais cela me montait jusqu’au coude.
Hier, un petit massage chez ma copine et elle me propose un drainage lymphatique. Elle m’explique le principe du drainage et les effets qu’elle a obtenu sur un accidenté de la route.
J’ai testé ce massage et que m’arrive-t-il quelques heures plus tard ? Je constate une diminution de la douleur. Et ce matin, mes mains sont presque redevenues comme avant ma poussée. Plus de douleur et l’hypersensibilité n’existe quasi plus. J’ai l’impression de rêver.
Lundi, boulot, et je sais tout le stress que je vais avoir. Alors j’espère que cela n’aura pas d’influence sur mes mains. En tout cas aujourd’hui, je suis super contente de ce petit « miracle ».
Qu’est-ce que le drainage lymphatique ?
Mise en garde
Les troubles du rythme cardiaque, les infarctus, les inflammations aiguës (ne pas faire ce massage lors de poussées), les états infectieux, les troubles circulatoires importants des jambes (phlébites, varices très développées et ulcères variqueux), sont une formelle contre-indication absolue au drainage lymphatique.
Sensations
anormales :
Des troubles très variés se manifestent sur tout le corps. Des réactions excessives au toucher peuvent être ressenti comme brûlure ou douleur au simple contact des vêtements. Des sensations de picotement ou de fourmillements apparaissent. Autre phénomène, celui de l’engourdissement (endormi). Dans ce cas, le contact avec un objet ou les températures ne peuvent être perçus ou de façon atténué. Aussi on peut remarquer une impression de fausse position des doigts. (physiquement la main est à plat mais une impression que les doigts sont pliés.)
Le signe de « Lhermitte » apparaît par une flexion de la nuque, caractérisé par une sensation de décharge électrique désagréable ou pas (voir douloureuse pour certain), le long de la colonne vertébrale (pouvant aller jusqu’au membre inférieure). Des fourmillements peuvent aussi apparaître au même moment dans les pieds ou les mains.
Troubles de la perception des températures :
La température n’est plus perçue ou complètement faussée. Le froid est perçu comme chaud ou l’inverse. Elle peut être aussi douloureuse. Des zones sur la peau, comme brûlant ou froid, peuvent être senti sans causes extérieures.
Hier soir, le 15 mai, j’ai participé à ce fameux séminaire sur « les traitements dans la SEP » à Lausanne.
J’ai appris pleins de choses qui fera l’objet d’un autre article.
Et aussi, à tous ces gens qui prêtent leurs corps (ou leur SEP) au bénéfice de la recherche de tous ces traitements en étude.
Quel espoir pour le futur!
Sans eux, je n’aurais pas eu le choix. Juste laisser faire la maladie,
point final.
Avoir eu la possibilité de choisir, c’est une chance et grâce à vous.
Je voulais vous dire MERCI, vous
qui êtes volontaire pour faire avancer la recherche dans les traitements de la SEP.
(Et aussi à toutes autres personnes qui font de même pour d’autre
maladie.)
Les P'tits Mots