La sclérose en plaques est une maladie auto-immune où le système immunitaire attaque la
matière blanche du système nerveux central. A certains endroits du cerveau et/ou de la mœlle épinière se produit une réaction inflammatoire qui détruit la gaine de myéline qui entoure les nerfs.
A ces endroits, les tissus peuvent soit se réparer, soit évoluer vers une cicatrice : ils se "sclérosent" par "plaques". La conduction de l’influx nerveux est alors ralentie, voire
complètement empêchée.
Symptômes de la sclérose en plaques
Chaque SEP est
différente. Vrai.
La SEP n’évolue pas de la même façon d’une personne à l’autre, et les signes de la maladie peuvent être différents.
Il existe plusieurs formes d’évolution de la maladie :
- les formes rémittentes sont les
plus fréquentes notamment au début de la maladie. Elles se caractérisent par la survenue de poussées plus ou moins espacées.
L’évolution de la maladie au cours de ces
formes rémittentes est très variable selon les personnes. Il existe en particulier des formes dites « bénignes », qui n’évoluent quasiment pas dans le
temps.
- les formes progressives sont moins fréquentes et se caractérisent par une
accentuation progressive des symptômes, sans que l’on puisse identifier de poussées.
Certains patients commencent d’emblée par une forme progressive alors que
d’autres développent une forme progressive après plusieurs années d’évolution par poussées.
Chez ces derniers, la survenue de poussées reste
possible.
Les symptômes pouvant survenir au
cours d’une SEP sont multiples et dépendent de la localisation des lésions dans le cerveau, dans la moelle épinière ou dans le système visuel. Il peut s’agir, par exemple, de troubles moteurs, de
troubles la sensibilité,de la vue, de l’équilibre, de troubles urinaires ou sexuels et de troubles intestinaux.
Les fuites urinaires sont fréquentes en cas de
SEP. Vrai.
Ces troubles sont très fréquents au cours de la SEP: 8 patients sur 10 présenteront un jour ou l’autre des troubles urinaires en raison d’un mauvais
fonctionnement de la vessie. Les symptômes urinaires sont de deux ordres: incapacité à retenir l’urine (fuites occasionnelles) ou
difficultés à vider la vessie (dysurie). D’autres troubles sont
parfois associés: besoins impérieux d’uriner, mictions très fréquentes, en particulier la nuit, perte d’urine lors d’un effort physique. Ces symptômes sont la plupart du temps facilement
améliorés par les traitements. Dans les cas les plus gênants, ils peuvent nécessiter une prise en charge spécialisée afin d’éviter le survenue de complications et, en particulier, d’infections
urinaires.
Certains troubles urinaires comme les fuites d’urine peuvent être améliorés par une rééducation spéciale. Cette rééducation est pratiquée par un
kinésithérapeute spécialement formé à différentes techniques consistant à apprendre à retenir l’urine plus longtemps et à vider sa vessie par simple contraction des muscles
abdominaux.
«Je suis
tout le temps fatigué ; c’est sûrement psychologique». Faux.
La fatigue est un signe extrêmement fréquent chez les patients atteints de SEP: plus des trois quarts des patients s’en
plaignent à leur médecin traitant. Cette fatigue a de multiples causes: la maladie elle-même, la fatigue musculaire qui survient au moment d’efforts physiques et qui peut imposer la mise au
repos, la fatigue liée au handicap et aux efforts supplémentaires nécessaires pour accomplir une tâche ou un déplacement, celle liées aux médicaments, à l’anxiété et au stress générés par la
maladie, ou encor à des troubles du sommeil. Mais la fatigue peut également être un symptôme a part entière de la maladie et faire l’objet de traitements particuliers. Les personnes atteintes de
SEP la décrivent comme une fatigue permanente, indépendante de l’effort physique; elle est souvent ressentie différemment d’un patient à l’autre.
On peut
avoir des troubles de la mémoire et de l’attention quand on a une SEP. Vrai.
Des études nombreuses et récentes ont montré que 50 à 60% des personnes présentant une SEP ont des troubles de la
mémoire, de la concentration ou de l’attention. Ces troubles peuvent survenir tôt. Ils sont généralement modérés et difficiles à détecter, mais leurs répercussions sur les activités de la vie
quotidienne et professionnelle peuvent devenir importantes. L’anxiété ou une dépression peut augmenter ces troubles. Il est recommandé de les signaler au médecin pour envisager un éventuel
traitement.
Des
douleurs peuvent être associées à la SEP. Vrai.
Comme la fatigue, la douleur est un symptôme fréquent au cours de la SEP. Elle peut survenir très précocement, des la
première poussée. Ces douleurs peuvent revêtir différentes formes: il peut s’agir de contractures - contractions anormalement importantes de certains muscles-, d’une sensation de brûlure ou de
piqûre, ou encore de spasmes. Il est important de les signaler à son médecin, car il existe aujourd’hui toute une série de moyens efficaces pour lutter contre ces symptômes douloureux, parmi
lesquels on compte la rééducation et des traitements médicamenteux.
La SEP peut
provoquer des troubles sexuels. Vrai.
Dans certains cas, la SEP perturbe la relation au sein du couple et ne permet plus de faire l’amour aussi souvent
qu’avant. La SEP peut entraîner des troubles physiques, comme une difficulté a maintenir une érection, ou une sécheresse vaginale pouvant se révéler douloureuse au cours des rapports. Certains
patients perdent confiance en eux et sont gênés de leur corps vis-à-vis de leur partenaire. L’anxiété, la fatigue, la douleur et la dépression sont autant de symptômes qui peuvent être atténuées
pour permettre malgré tout une vie sexuel. Ces difficultés peuvent être atténuées pour permettre malgré tout une vie sexuelle satisfaisante grâce à des traitements médicamenteux ou
non.
Les bains
froids soulagent les douleurs. Vrai.
Les bains froids (ou balnéothérapie) permettent de refroidir le corps. Ce refroidissement du corps a pour effet une amélioration des douleurs, de la spasticité
(raideur souvent douloureuse des membres)
et de l’état général. Certaines personnes atteintes de SEP prennent un bain froid avant de sortir de chez
elles, car elles savent qu’elles seront plus en forme après. La durée de cet effet bénéfique est variable; il peut durer plusieurs heures.
La chaleur
aggrave la SEP. Faux.
L’exposition à la chaleur et la fièvre ne modifient pas l’activité de la maladie, c’est-à-dire qu’elles ne déclenchent pas de poussées. Elles sont
néanmoins susceptibles d’accentuer certains symptômes de façon transitoire.
Beaucoup de personnes atteintes de SEP
ont l’impression que la chaleur augmente leurs symptômes. Il est vrai que la chaleur peut même entraîner une accentuation parfois importante des symptômes de la maladie. Chez les personnes ayant
une sensibilité particulière à l’augmentation de température, il est recommandé d’éviter les bains chauds et l’exposition au soleil.
Pour mieux supporter la chaleur, il est recommandé de privilégier toutes les
situations qui permettent un refroidissement du corps: éviter au maximum les situations ou il fait chaud (bains de
soleil, séjours trop prolongés dans une pièce ou une voiture chauffée, douches ou bains chauds, etc.), appliquer des linges mouillés sur le front, prendre des bains froids, boire des boissons fraîches, fréquenter dans la mesure du possible des pièces
climatisées.
Source: EL MOUDJAHID Quotidien national d'information - le 29.11.2008
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