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  • : Je ne me considère pas comme une malade. Mais plutôt, comme une femme dynamique avec un truc en plus, la sclérose en plaque.
  • : 01/03/2008

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Un point sur la SEP


La Sclérose en plaques

La SEP et ses traitements actuels
Vendredi 18 juillet 2008

Un peu d'histoire!

* * *

De l'importance de la myéline


 

 

Un tournant dans l'évolution animale a été atteint avec l'apparition de la myéline, ont démontré des chercheurs québécois et français.
Elle aurait permis aux premiers prédateurs, des poissons à mâchoires, d'acquérir la vivacité et la rapidité nécessaires pour chasser et se nourrir.
Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé plusieurs fossiles de poissons vertébrés datant de l'époque dévonienne, il y a 425 millions d'années.
La myéline accroît en effet considérablement la vitesse de propagation de l'influx nerveux et décuple les réflexes.
Elle sert aussi à isoler et à protéger les fibres nerveuses, comme le fait le plastique autour des fils électriques.

 

 

Au cours de l'évolution, l'apparition de la myéline serait donc couplée à celle des mâchoires permettant aux poissons de devenir très réactifs pour repérer les proies et chasser.

— Auteurs


Ces travaux aident à comprendre à quoi sert la myéline, mais d'autres seront nécessaires afin de connaître les cellules qui la synthétisent et dont la dégénérescence entraîne des maladies comme la sclérose en plaques.
Cette compréhension de son origine et de la façon dont elle a été générée au cours de l'évolution aidera à créer des stratégies thérapeutiques réparatrices, pensent les chercheurs.
Des chercheurs de l'INSERM et de l'Institut de Neurologie de Montréal ont participé à ces travaux publiés dans la revue Current Biology.
La myéline est une membrane qui entoure les axones. Cette structure augmente la vitesse de transmission des signaux nerveux, qui passe de 1 mètre par seconde pour une fibre nue à plus de 50 mètres par seconde le long d'un axone du même diamètre habillé de myéline.

Mise à jour le jeudi 17 juillet 2008 à 16 h 20
Radio-Canada.ca
 avec Inserm


 * * *

  

  

Myéline : une arme indispensable aux prédateurs


L'apparition de la myéline chez les vertébrés aurait marqué un tournant dans l'évolution. Elle aurait permis aux premiers poissons à mâchoire d'acquérir la vivacité nécessaire pour chasser et se nourrir. C'était il y a environ 425 millions d'années. La myéline accroît en effet considérablement la vitesse de propagation de l'influx nerveux et décuple les réflexes. Quasiment tous les vertébrés en sont "équipés". Cette découverte est le fruit de longues années d'observation par les chercheurs Bernard Zalc, directeur de l'Unité Inserm 711 "Biologie des Interactions Neurones/Glie", Daniel Goujet, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle et leur collègue David Colman professeur à l'Institut de Neurologie de Montréal. Ils sont publiés dans Current Biology.

 

Comme du plastique isole un fil électrique, la myéline est une membrane qui entoure les axones. Cette structure augmente la vitesse de transmission des signaux nerveux, qui  passe de 1 mètre par seconde pour une fibre "nue" à plus de 50 mètres par seconde le long d'un axone du même diamètre habillé de myéline. Grâce à elle, un animal peut détaler en cas d'attaque ou partir à l'assaut d'une proie ! Toutes les espèces vertébrées en sont "équipées" qu'elles soient terrestres, aériennes ou aquatiques. Toutes, sauf les poissons sans mâchoire comme la lamproie (1).

 

Cette observation a intrigué Bernard Zalc, Daniel Goujet et David Colman. "Dans la nature actuelle, les vertébrés qui ont une mâchoire possèdent tous de la myéline. A l'inverse, les poissons sans mâchoire en sont dénués. Nous avons donc supposé que l'apparition de la myéline était associée à la présence de mandibules, instruments indispensables pour tout prédateur-chasseur et avons voulu le vérifier !", s'enthousiasme Bernard Zalc. Pour cela, les chercheurs ont remonté le temps et retrouvé plusieurs fossiles de poissons vertébrés à mâchoire (placodermes) et sans mâchoire (ostracodermes). Des fossiles datant de l'époque dévonienne, il y a 425 millions d'années, bien avant les dinosaures et avant même qu'un vertébré n'ait colonisé la terre ferme !

 

Les chercheurs ont ensuite travaillé sur les fossiles dont l'empreinte crânienne était bien conservée afin d'observer le nerf oculomoteur commun à ces poissons. Ce nerf contrôle certains muscles impliqués dans la mobilité de l'oeil. Il est constant d'une espèce à l'autre et protégé par une enveloppe osseuse qui permet une bonne conservation. "Nous ne nous attendions pas à voir de la myéline chez ces fossiles car il est impossible que cette membrane molle résiste au temps et se fossilise. En revanche, nous avons observé une différence significative entre les deux groupes d'espèces".  A diamètre identique, le nerf des poissons à mâchoire était dix fois plus long que celui des poissons sans mâchoires. Autre observation de taille ; les placodermes mesuraient jusqu'à 9 mètres alors que les ostracodermes flirtaient tout juste avec les 70 cm. "Il est impossible que les placodermes aient pu atteindre des formes géantes avec une vitesse de propagation de l'influx nerveux de 1 mètre par seconde sans augmentation du diamètre des nerfs.  Ils avaient forcément développé un système de myéline. C'est le seul qui permette l'accélération de propagation de l'influx nerveux pour un diamètre de fibre constant, estime Bernard Zalc. Seuls les invertébrés dont la taille ne dépasse pas les 30 cm, peuvent se passer d'un signal rapide", insiste-t-il.

 

Au cours de l'évolution, l'apparition de la myéline serait donc couplée à celle des mâchoires permettant aux poissons de devenir très réactifs pour repérer les proies et chasser. Dès lors, les espèces sont devenues candidates à une évolution plus poussée et ont acquis des tailles bien supérieures aux invertébrés non myélinisés. "Ces travaux nous aident à comprendre à quoi sert la myéline. Mais un gros travail reste à faire pour connaître les cellules qui la synthétisent et dont la dégénérescence entraîne des maladies comme la sclérose en plaques. Une meilleure compréhension de leur origine et de la façon dont elles sont générées au cours de l'évolution et du développement peut nous aider à imaginer des stratégies thérapeutiques réparatrices", illustre Bernard Zalc.

 

Notes :

(1) Ces  "agnathes" sont aujourd'hui des parasites externes d'autres poissons mais leurs ancêtres glanaient les fonds marins, filtrant passivement l'eau pour se nourrir de planctons et de larves.


16 juillet 2008 
Source: Iserm 


* * *

Qu'est-ce que la Myéline ?

La myéline est une substance constituée principalement de lipides (sphingomyéline) dont les couches alternent avec des couches de protides, elles forment la substance blanche du cerveau et de la moelle épinière. La myéline, une gaine lipidique, à pour but d'amélioré la conductivité des nerfs ainsi que de les protéger.

La myéline forme l'essentiel de la gaine du cylindraxe et de certaines cellules nerveuses, sous forme d'un enroulement compact de membrane plasmique de cellules gliales qui entourent certains axones. Elle permet d'augmenter la vitesse de propagation de l'influx nerveux le long des fibres nerveuses, pouvant aller à une vitesse de 1OOm.s-1 : entre chaque partie myélinisée de l'axone se trouve une partie « à nu » de l'axone qui, elle, est conductrice. On appelle cet endroit un nœud de Ranvier. Le potentiel d'action se propage d'un nœud de Ranvier à l'autre le long de l'axone, ce qui lui permet de parcourir le même trajet en un temps moindre. C'est ce que l'on nomme la « conduction saltatoire ». Elle forme les fibres nerveuses pourvues d'une gaine de myéline, constituée par les cellules de Schwann dans le système nerveux périphérique, et par les oligodendrocytes dans le système nerveux central.



Schéma du système nerveux central
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)
par Rester-Zen
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Lundi 21 avril 2008

 

Les nerfs sont entourés et protégés par la "myéline". Les lésions sont les endroits où la myéline est abîmée. Ces plaques ralentissent ou bloquent les informations qui parcourent entre le cerveau et le corps ce qui crée les symptômes. Elles peuvent se poser n’importe où dans le système nerveux central et avoir des tailles différentes, ce qui détermine les types de symptômes et leur gravité. Les malades peuvent avoir une ou plusieurs lésions. La quantité, la taille des plaques peuvent augmenter, diminuer ou rester stables. La réparation de la myéline peut être complète, partielle ou ne pas avoir de réparation du tout. Après une poussée, si la myéline est réparée partiellement ou pas du tout, les symptômes restent de façon permanente. Les nouvelles plaques ou l’activation de plaques existantes apparaissent lors de poussées.





La myéline devient la nourriture du système immunitaire. C’est pour cela qu’il faut éviter d’être malade, etc. Eviter de mettre en route notre capacité à nous défendre, car c’est là qu’elle risque de se retourner contre nous même. 


Quand j’ai vu l’IRM chez mon neurologue, j’y ai vu 5 plaques dans le cerveau et 1 grosse plaque à la moelle épinière (située au niveau de la nuque). Aujourd’hui, le 21 avril 2008, me reste les sensations bizarres dans les mains et le fait que parfois, j’ai l’impression d’avoir que 3 doigts par main. Cela ne me dérange pas plus que ça. J’utilise mes mains tout le temps et du coup, je m’y habitue.
(j’espère quand même que tout rentre dans l’ordre vu que ma 1 ère poussée c'est résorbée complètement après plusieurs mois.).

 


par Rester-Zen
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Mercredi 9 avril 2008

Une poussée peut être aussi appelée « crise » ou « attaque ».

C’est une augmentation de l’activité inflammatoire du système nerveux central "SNC". En gros, le système immunitaire attaque la myéline, pour créer de nouvelles lésions. 

Les chercheurs pensent que les poussées ne représentent que la pointe de l’iceberg (10%) et le reste ne crée pas forcément de symptômes, mais continue son attaque.

Les lésions (ou plaques) font que les messages entre le cerveau et le corps s’embrouillent. Ce qui provoque toutes sortes de symptômes.  






  


Les poussées peuvent être légères, modérée ou graves. 



Les 3 étapes d’une poussée

-       Apparition de nouveaux ou d’anciens symptômes (qui peuvent s’aggraver).

-       Stabilisation

-       Diminution ou disparition des symptômes (la disparition est possible au début de la maladie)
 

On considère que l’on fait une poussée, si les symptômes sont présents au minimum pendant 24 heures voir 48 heures. Et aussi, s’il y a de nouveaux symptômes. Car entre 2 crises, on peut ressentir des symptômes pour une durée limité, que l’on peut appeler des "pseudo-poussées". Le délai entre chaque attaque peut être de quelques mois voir même plusieurs années.

On peut traiter les poussées avec des bolus de « Solumédrole » (famille des corticoïdes, à base de cortisone). En fait, c’est un anti-inflammatoire puissant qui aide à réduire l’inflammation et du coup les symptômes, mais n’a aucune influence sur l’évolution de la SEP. En général, il est administré par perfusion sur une durée de 3 à 5 jours (ou par voie orale). Ce traitement n’est pas à prendre à la légère, car pleins d’effets secondaires sont connu. C’est le médecin qui décide si oui ou non, des bolus sont nécessaire. 

 

Les symptômes disparaissent ou diminuent, tout dépend de la vitesse pour la reconstruction de la myléine (en général, difficile). C’est un processus lent et qui dépends de chacun. Parfois impossible, parfois trop lent, parfois reconstruction complète, mais la SEP est toujours là. Les symptômes plus ancien ont plus de risque de laisser des séquelles. La durée des rémissions peut varié de plusieurs semaines ou mois.


 

 

Les facteurs favorisant les poussées sont : 

-       Infections, surtout virales (ex : grippe)

-       Vaccins actifs

-       Opérations

-       Grandes blessures

-       Changements hormonaux (puberté, période à la suite d’un accouchement, ménopause)

-       Stress important et persistant

-       Fortes contraintes physiques et émotionnelles

-       Médicaments immunostimulants

-       Traitements désensibilisants

-       Chaleur 

 
Ces facteurs ne sont pas une généralité. En plus, ils peuvent nous donner l’idée d’une vraie poussée quand cela n’est qu’une pseudo-poussée. 



Les poussées sont imprévisibles.
A 12h00, on est bien et à 13h00, c'est la galère.
On ne sait jamais à l'avance quels seront nos symptômes, à quelle force, à quelle jour ou à quelle heure.

La SEP, c'est apprendre à vivre dans l'incertitude. 

 

Texte de référence : biogen-dompé, SP société canadienne,
les poussées de SP (par Diane Forrest)

par Rester-Zen
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Dimanche 23 mars 2008

En suisse, environ 10'000 personnes sont atteinte par la SEP. Il faut savoir que dans la majorité, la maladie commence entre 20 et 40 ans. Que les femmes sont 2 fois plus touchées que les hommes et que la maladie évolue par poussées dans 80% des cas.

La sclérose en plaques « SEP » est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central « SNC » qui touche principalement le cerceau, la moelle épinière et les nerfs optiques. Il y a plusieurs formes de SEP dont les symptômes sont nombreux. Une personne n’a pas tous les symptômes en même temps et chacun vit la SEP différemment.

On dit que la SEP est une maladie auto-immune. En fait, notre système immunitaire prendrait nos gaines myéline pour un corps étranger. La myéline, qui protège nos nerfs, est comme la couche isolante d’un câble électrique. Mais cette réaction auto-immune attaquerait aussi le reste du nerf une fois la machine bien lancer. Cette action empêche toute transmission de flux électrique efficace qui fait que l’on puisse bouger nos membres ou ressentir les choses.
 

A l’IRM (imagerie de résonance magnétique) on m’a injecté du liquide de contraste. Ce qui a permit de voir la substance blanche du cerveau et de la moelle épinière. Avec ce produit, le médecin a pu constater qu’il y avait des lésions typiques de la SEP que l’on appelle « plaques ».
 

La SEP ne peut être diagnostiqué que sur la base de l’IRM, car plusieurs maladies peuvent présenter ces tâches sur le SNC. Des analyses supplémentaires sont nécessaires.

  •  
    1. 1. les tests neurologiques
    2. 2. IRM
    3. 3. l’analyse du liquide céphalorachidien
    4. 4. le potentiel évoqué
    5. 5. parfois on attend 2 poussées avant confirmation (depuis 2001 à 2005, les médecins font facilement une 2ème IRM 3 mois après les autres tests au lieu d'attendre la 2ème poussée)

C’est une explication un peu technique, mais cela aide à comprendre la base de cette maladie.
Les recherches continuent et on pourra savoir un jour « Pourquoi nous? » ou « Comment ?». Pour le moment, plusieurs hypothèses en étude, mais vaut mieux ne pas chercher à comprendre car rien n’est confirmé et aucun scientifique peut nous donner la réponse.

Je n’ai pas cherché à comprendre. Je suis passée directement au but qui me paraissait le plus important de tous. Lutter un maximum contre la SEP qui m’habite dorénavant et limiter les dégâts avec ce que la médecine d’aujourd’hui me propose.

 

par Rester-Zen
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Mardi 18 mars 2008

SEP évoluant par poussées récurrente / rémittente


Ce type de SEP, le plus fréquent, touche près de 80 à 90% des patients.

Les poussées sont imprévisibles ainsi que les symptômes et peuvent apparaître du jour au lendemain. Les poussées sont suivies de rémissions et les symptômes disparaissent partiellement ou totalement après quelques jours ou des semaines.

 

Entre chaque poussée, la maladie ne progresse pas.
 
Les poussées peuvent rester inactives pendant des mois ou des années.

 
Dans 40% des patients, atteint de la SEP récurrente / rémittente, passent au stade secondaire progressive, après plusieurs années.

 


SEP secondaire progressive
 

Ce type est aussi considéré comme le 2ème stade de la maladie.

 
Des poussées surgissent mais la rémission est incomplète et le handicap progresse entre les poussées. Le nombre de poussée diminue pendant que le handicap, de façon lente, augmente de plus en plus.

 

 
SEP primaire progressive

 

Ce type de SEP est rare, seulement 10% des sépiens ont cette forme. Il n’y a pas de poussées. L’évolution de maladie est d’emblée progressive et pas d’amélioration possible.

 

SEP bénigne

 

Ce type est aussi par poussée, mais même au bout de nombreuse années, on ne peut pas observer ou pratiquement plus un handicap.

 

Schéma de principe de l'évolution par type de SEP


sch-ma-SEP-copie-1.jpg

 

 
En bref :

C’est une maladie qui reste imprévisible.

« Ce n’est pas pour rien qu’on dit qu’elle a de nombreux visages. »

On ne peut pas savoir à l’avance comment elle va évoluer. Quand sera notre prochaine poussée ou si l’on va passer au type progressif.

Il faut apprendre à vivre avec et être à l’écoute de son corps. "Plus facile à dire qu'à faire. Mais il faut essayer un maximum."

Y’a tellement  de symptômes liés que pour un simple rhume, on pourrait se poser la question : « Est-ce dû à la sclérose ? »

 

C’est tout un parcours du combattant cette histoire. Il faut essayer de garder la tête haute, le moral même si le corps ne suit plus comme on le voudrait et qu’on vit dans l’incertitude du lendemain. Je pense que c’est une force. Et cette force là, je la prends, et je l'espère pour longtemps.

par Rester-Zen
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