Un peu d'histoire!
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De l'importance de la myéline

Elle sert aussi à isoler et à protéger les fibres nerveuses, comme le fait le plastique autour des fils électriques.
Au cours de l'évolution, l'apparition de la myéline serait donc couplée à celle des mâchoires permettant aux poissons de devenir très réactifs pour repérer les proies et chasser.
— Auteurs
Ces travaux aident à comprendre à quoi sert la myéline, mais d'autres seront nécessaires afin de connaître les cellules qui la synthétisent et dont la dégénérescence entraîne des
maladies comme la sclérose en plaques.
Cette compréhension de son origine et de la façon dont elle a été générée au cours de l'évolution aidera à créer des stratégies thérapeutiques
réparatrices, pensent les chercheurs.
Des
chercheurs de l'INSERM et de l'Institut de Neurologie de Montréal ont participé à ces travaux publiés dans la revue Current Biology.
La myéline est une membrane qui entoure les axones. Cette structure augmente la vitesse de transmission des signaux
nerveux, qui passe de 1 mètre par seconde pour une fibre nue à plus de 50 mètres par seconde le long d'un axone du même diamètre habillé de
myéline.
Mise à jour le jeudi 17 juillet 2008 à 16 h 20
Radio-Canada.ca avec Inserm
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Myéline : une arme indispensable aux prédateurs
L'apparition de la myéline chez les vertébrés aurait marqué un tournant dans l'évolution. Elle aurait permis aux premiers poissons à mâchoire d'acquérir la vivacité nécessaire pour chasser et se nourrir. C'était il y a environ 425 millions d'années. La myéline accroît en effet considérablement la vitesse de propagation de l'influx nerveux et décuple les réflexes. Quasiment tous les vertébrés en sont "équipés". Cette découverte est le fruit de longues années d'observation par les chercheurs Bernard Zalc, directeur de l'Unité Inserm 711 "Biologie des Interactions Neurones/Glie", Daniel Goujet, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle et leur collègue David Colman professeur à l'Institut de Neurologie de Montréal. Ils sont publiés dans Current Biology.
Comme du plastique isole un fil électrique, la myéline est une membrane qui entoure les axones. Cette structure augmente la vitesse de transmission des signaux nerveux, qui passe de 1 mètre par seconde pour une fibre "nue" à plus de 50 mètres par seconde le long d'un axone du même diamètre habillé de myéline. Grâce à elle, un animal peut détaler en cas d'attaque ou partir à l'assaut d'une proie ! Toutes les espèces vertébrées en sont "équipées" qu'elles soient terrestres, aériennes ou aquatiques. Toutes, sauf les poissons sans mâchoire comme la lamproie (1).
Cette observation a intrigué Bernard Zalc, Daniel Goujet et David Colman. "Dans la nature actuelle, les vertébrés qui ont une mâchoire possèdent tous de la myéline. A l'inverse, les poissons sans mâchoire en sont dénués. Nous avons donc supposé que l'apparition de la myéline était associée à la présence de mandibules, instruments indispensables pour tout prédateur-chasseur et avons voulu le vérifier !", s'enthousiasme Bernard Zalc. Pour cela, les chercheurs ont remonté le temps et retrouvé plusieurs fossiles de poissons vertébrés à mâchoire (placodermes) et sans mâchoire (ostracodermes). Des fossiles datant de l'époque dévonienne, il y a 425 millions d'années, bien avant les dinosaures et avant même qu'un vertébré n'ait colonisé la terre ferme !
Les chercheurs ont ensuite travaillé sur les fossiles dont l'empreinte crânienne était bien conservée afin d'observer le nerf oculomoteur commun à ces poissons. Ce nerf contrôle certains muscles impliqués dans la mobilité de l'oeil. Il est constant d'une espèce à l'autre et protégé par une enveloppe osseuse qui permet une bonne conservation. "Nous ne nous attendions pas à voir de la myéline chez ces fossiles car il est impossible que cette membrane molle résiste au temps et se fossilise. En revanche, nous avons observé une différence significative entre les deux groupes d'espèces". A diamètre identique, le nerf des poissons à mâchoire était dix fois plus long que celui des poissons sans mâchoires. Autre observation de taille ; les placodermes mesuraient jusqu'à 9 mètres alors que les ostracodermes flirtaient tout juste avec les 70 cm. "Il est impossible que les placodermes aient pu atteindre des formes géantes avec une vitesse de propagation de l'influx nerveux de 1 mètre par seconde sans augmentation du diamètre des nerfs. Ils avaient forcément développé un système de myéline. C'est le seul qui permette l'accélération de propagation de l'influx nerveux pour un diamètre de fibre constant, estime Bernard Zalc. Seuls les invertébrés dont la taille ne dépasse pas les 30 cm, peuvent se passer d'un signal rapide", insiste-t-il.
Au cours de l'évolution, l'apparition de la myéline serait donc couplée à celle des mâchoires permettant aux poissons de devenir très réactifs pour repérer les proies et chasser. Dès lors, les espèces sont devenues candidates à une évolution plus poussée et ont acquis des tailles bien supérieures aux invertébrés non myélinisés. "Ces travaux nous aident à comprendre à quoi sert la myéline. Mais un gros travail reste à faire pour connaître les cellules qui la synthétisent et dont la dégénérescence entraîne des maladies comme la sclérose en plaques. Une meilleure compréhension de leur origine et de la façon dont elles sont générées au cours de l'évolution et du développement peut nous aider à imaginer des stratégies thérapeutiques réparatrices", illustre Bernard Zalc.
Notes :
(1) Ces "agnathes" sont aujourd'hui des parasites externes d'autres poissons mais leurs ancêtres
glanaient les fonds marins, filtrant passivement l'eau pour se nourrir de planctons et de larves.
16 juillet 2008
La myéline est une substance constituée principalement de lipides (sphingomyéline) dont les couches alternent avec des couches de protides, elles forment la substance blanche du cerveau et de la moelle épinière. La myéline, une gaine lipidique, à pour but d'amélioré la conductivité des nerfs ainsi que de les protéger.
La myéline forme l'essentiel de la gaine du cylindraxe et de certaines cellules nerveuses, sous forme d'un enroulement compact de membrane plasmique de cellules gliales qui entourent certains axones. Elle permet d'augmenter la vitesse de propagation de l'influx nerveux le long des fibres nerveuses, pouvant aller à une vitesse de 1OOm.s-1 : entre chaque partie myélinisée de l'axone se trouve une partie « à nu » de l'axone qui, elle, est conductrice. On appelle cet endroit un nœud de Ranvier. Le potentiel d'action se propage d'un nœud de Ranvier à l'autre le long de l'axone, ce qui lui permet de parcourir le même trajet en un temps moindre. C'est ce que l'on nomme la « conduction saltatoire ». Elle forme les fibres nerveuses pourvues d'une gaine de myéline, constituée par les cellules de Schwann dans le système nerveux périphérique, et par les oligodendrocytes dans le système nerveux central.






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