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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 06:00

Nouvel rubrique: "Quoi tu dis?"

Petit dialogue que j'ai vécu!

 

Au travail,...

 

- Je pense bientôt prendre 1 semaine de vacances. J'ai encore quelques jours à prendre de l'année passé.

- Mais ton 25% ne te suffit pas?

 

A savoir, que je travaille actuellement à 75% au lieu de 100%.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 11:55

L’Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic a autorisé le médicament Lemtrada®

 

Vendredi, 30. Janvier 2015

 

L’Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic a autorisé le médicament Lemtrada® en tant que nouveau traitement oral pour les personnes adultes atteintes de sclérose en plaques évoluant par poussées (récurrente/rémittente).

Pour recourir à un traitement par Lemtrada® il faut au moins deux poussées cliniques dans les deux ans précédant le traitement, dont au moins une poussée dans l’année avant le début du traitement. Le principe actif (alemtuzumab) fait partie du groupe des anticorps monoclonaux. Lemtrada® est administré par voie intraveineuse dans deux cycles de 1x 5 jours et 1x 3 jours un an plus tard. Au cours des études d’autorisation, l’alemtuzumab a permis de diminuer de moitié le taux de poussées par rapport à l’interféron et de ralentir la progression du handicap.
Les effets indésirables les plus fréquents sont les infections des voies respiratoires supérieures et des voies urinaires, les dysfonctionnements de la thyroïde, ainsi que les affections des systèmes sanguin et lymphatique.

En Suisse, la demande de remboursement par les caisses maladie a déjà été déposée à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

 

 

Avec autorisation de diffusion

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 11:48
  Comme le titre l'indique, cet article parle de mon suivi de mes injections.

 

Une bonne journée.

 

Petit rappel essentiel quand on se fait la piqûre, prenez soin de boire régulièrement dans la journée.

 

;-)

 


 

     8h00 Injection

Sans effets secondaires         
 
(Pik n°359: Mercredi 04 février 2015, 8h00, Cuisse droite, 1 dose complète)  
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 11:43

Nouvelles récentes sur la recherche en SP
Cas de LEMP signalé chez un patient traité par le GilenyaMD

 

Info-SP
Le 19.02.2015

 

 

Résumé

 
La société pharmaceutique Novartis a confirmé qu’un diagnostic de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) avait été posé chez une personne atteinte d’une forme cyclique (poussées-rémissions) de sclérose en plaques qui était traitée par le GilenyaMD* (fingolimod) depuis plus de quatre ans. Novartis en a informé les organismes de réglementation pertinents et se penche présentement sur ce cas afin de déterminer si le Gilenya a contribué à l’apparition de la LEMP.

Information sur le Gilenya

 
Le Gilenya a été approuvé par Santé Canada en 2011 en tant que premier médicament modificateur de l'évolution de la SP administrable par voie orale. En général, il est prescrit à des personnes qui ont déjà fait l’essai d’un ou de plusieurs autres traitements contre la SP, mais qui ne tolèrent pas ces derniers ou qui y sont réfractaires. Le Gilenya est également indiqué en monothérapie pour le traitement de la SP cyclique, plus précisément, pour réduire la fréquence des poussées et retarder la progression des incapacités physiques. L’approbation de ce médicament a été fondée sur les résultats de deux études cliniques de grande envergure menées auprès de plus de 1 200 sujets.

Le Gylenia se présente sous la forme d’une capsule à prendre une fois par jour par voie orale. On croit qu’en favorisant la rétention des globules blancs dans les ganglions lymphatiques, il empêche ces cellules de pénétrer dans le système nerveux central et d’y causer l’inflammation à l’origine de la détérioration des cellules nerveuses.

Information sur la leucoencéphalopathie multifocale progressive


La leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) est une affection cérébrale rare, généralement mortelle, qui est provoquée par une infection à virus JC. Son apparition est principalement associée à un fléchissement marqué du système immunitaire. La LEMP peut se manifester par un affaiblissement progressif d’un côté du corps, une lourdeur des membres, des troubles de la vue, de la pensée, de la mémoire et de l’orientation, ainsi que par de la confusion et des modifications de la personnalité.

Des cas de LEMP avaient déjà été signalés lors d’essais cliniques sur le TysabriMD, médicament proposé contre la SP. Deux décès avaient été rapportés : le premier était survenu chez une personne atteinte de SP qui prenait aussi de l’AvonexMD, et le second, chez une personne atteinte de la maladie de Crohn qui prenait aussi des immunosuppresseurs. Depuis que Santé Canada a approuvé l’emploi du Tysabri pour le traitement de la SP en 2006, d’autres cas de LEMP, dont certains ont entraîné la mort, ont été signalés. Récemment, la LEMP a été diagnostiquée chez une personne traitée par le TecfideraMD dans le cadre d’un essai clinique. Ce patient est décédé plus tard des suites de complications associées à une pneumonie. Les monographies du Tysabri et du Tecfidera publiées par Santé Canada comprennent de l’information sur le risque de LEMP associé à ces médicaments et fournissent des lignes directrices à l’intention des médecins quant au suivi des patients traités par l’un ou l’autre de ces produits.

Il est question ici du troisième cas de LEMP survenu chez une personne traitée par le Gilenya. Le premier a été signalé en 2012. Selon Novartis, l’apparition de la LEMP chez cette personne était probablement attribuable au traitement précédent, soit au Tysabri. Cela dit, l’entreprise n’a pas écarté la possibilité que le Gylenia ait pu contribuer à l’apparition de la maladie. Le deuxième cas est survenu en 2013 chez une personne qui avait pris du Gilenya durant sept mois après un traitement immunosuppresseur et plusieurs traitements à base de corticostéroïdes à fortes doses. Ces deux cas ont été relevés au Canada.

Cliquez ici pour en apprendre davantage sur la LEMP.

Présentation du cas

 
Les renseignements médicaux détaillés ci-dessous ont été envoyés à Novartis et sont fondés sur les données dont on dispose actuellement :

- Il est ici question d’un homme de 49 ans qui a présenté ses premiers symptômes de SP en octobre 2009 et qui a reçu un diagnostic de SP cyclique en novembre 2009.
- Le sujet a ensuite entrepris un traitement par le RebifMD, qu’il a abandonné en septembre, et n’a suivi aucun autre traitement par la suite.
- En mars 2010, il a subi une deuxième poussée de SP. Il a commencé à prendre du Gilenya en octobre 2010 (il participe présentement à une étude observationnelle non interventionnelle sur le Gilenya).
- Aucune maladie concomitante n’a été rapportée à son sujet.
- Le patient ne prenait aucun autre médicament durant son traitement par le Gilenya et il n’a jamais été traité par le Tysabri.
- Un examen d’IRM de suivi, effectué en janvier 2015, a mis en évidence plusieurs lésions inhabituelles dans le contexte de la SP, qui seraient plutôt compatibles avec la LEMP.
- Les résultats du test de dépistage du virus JC se sont révélés positifs, confirmant le diagnostic de LEMP.
- Aujourd’hui, le patient se porte bien. Il a cessé de prendre du Gilenya.

 

Conclusion

 
Le profil avantages-risques favorable du Gilenya en tant que traitement de la SP cyclique est basé sur l’information obtenue auprès de 114 000 patients traités par ce médicament, plus de 195 000 patients-années, ainsi que sur les données quant à son innocuité et son efficacité dans des conditions réelles d’utilisation. Selon Novartis, les connaissances actuelles sur le mode d’action du Gilenya ne permettent pas de soupçonner un lien de cause à effet entre ce médicament et la LEMP chez le patient dont il est question ici. La Société de la SP diffusera tous les éléments d’information que Novartis communiquera au fur et à mesure que se poursuivra son analyse approfondie de ce cas de LEMP.

 


Avec autorisation de diffusion de la

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 06:00
  Comme le titre l'indique, cet article parle de mon suivi de mes injections.

 

L'injection s'est bien déroulée.

Mal de tête dans l'après-midi.

 


 

 

     9h45 Injection

Effets secondaires légers        
 
(Pik n°358: Mercredi 25 février 2015, 9h45, Cuisse gauche, 1 dose complète)  
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 14:57
  Comme le titre l'indique, cet article parle de mon suivi de mes injections.

 

Bonne journée

 


 

 

     8h30 Injection

Sans effets secondaires         
 
(Pik n°357: Mercredi 18 février 2015, 8h30, Cuisse droite, 1 dose complète)  
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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 12:30
  Comme le titre l'indique, cet article parle de mon suivi de mes injections.

 

Encore grippée, mais tout est ok.

 

L'injection s'est bien passée. J'ai beaucoup saigné cette fois-ci.

On va mettre ça sur les médicaments que je prend contre le rhume, la toux et les maux de tête.

 


 

 

     6h30 Injection

Sans effets secondaires         
 
(Pik n°356: Mercredi 11 février 2015, 6h30, Cuisse gauche, 1 dose complète)  
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 11:00
  Comme le titre l'indique, cet article parle de mon suivi de mes injections.

 

Le matin, je me sentais encore bien. Un petit rhume de rien du tout.

Je fais ma piqûre tranquille.


Cette journée d'injection s'est transformée en cauchemar.

La grippe a débarqué. Mais alors là, la vrai de vrai.

Pendant 4 jours, j'ai lutté contre la fièvre, etc.

 

Aujourd'hui 6ème jour. La pharyngite est toujours là, la toux, les maux de tête aussi, mais plus de fièvre.

 

 

 

     7h30 Injection

Effets secondaires sans commentaires          
 
(Pik n°355: Mercredi 04 février 2015, 7h30, Cuisse droite, 1 dose complète)  
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 06:00

Au bout de trois ans, une étude montre que les patients atteints d’une forme active de SP cyclique ayant subi une greffe de cellules souches hématopoïétiques à la suite d’une immunosuppression à fortes doses sont toujours en rémission

 

Info-SP
Le 15 janvier 2015

 

 

Contexte
Il existe à l’heure actuelle une variété de médicaments modificateurs de l’évolution de la SP (MMÉSP) capables de traiter l’inflammation destructrice associée à la SP cyclique (poussées-rémissions). Toutefois, les MMÉSP ne sont pas entièrement efficaces, et les deux tiers des personnes atteintes de sclérose en plaques qui reçoivent ce type de médicaments subissent malgré tout des poussées de SP. De plus, les sujets aux prises avec la SP cyclique traités par un MMÉSP se doivent de maintenir le traitement par ces médicaments durant de nombreuses années, dans la mesure où l’arrêt de leur traitement pourrait mener à une résurgence de leurs symptômes de SP. Parmi les solutions de substitution aux MMÉSP de première intention actuellement à l’étude figure la thérapie cellulaire. La greffe de cellules hématopoïétiques effectuée à la suite d’un traitement immunosuppresseur administré à hautes doses constitue une approche qui suscite un intérêt grandissant parmi les chercheurs spécialisés en SP. Cette démarche consiste à supprimer les cellules immunitaires impliquées dans l’apparition de la SP, puis à reconstituer le système immunitaire du patient en transplantant dans l’organisme de ce dernier des cellules souches provenant de sa propre moelle osseuse. Des traitements similaires ont été administrés au Canada, notamment dans le cadre d’une étude intitulée « Canadian Bone Marrow Transplantation » (BMT) – essai canadien sur la greffe de moelle osseuse (GMO). Or, les auteurs de l’étude sur la GMO, financée par la Fondation pour la recherche scientifique sur la sclérose en plaques (FRSSP), ont pu constater l’absence de nouvelles lésions et la réduction des incapacités chez les participants, lesquels étaient atteints d’une forme de SP à évolution rapide et avaient subi une greffe de moelle osseuse dans le cadre de l’essai.

Le groupe de chercheurs responsables de l’étude intitulée « Hematopoietic Cell Transplantation for Relapsing-Remitting Multiple Sclerosis » (HALT-MS) – essai sur la greffe de cellules hématopoïétiques dans le traitement de la sclérose en plaques cyclique – a récemment publié des résultats préliminaires obtenus au cours des trois premières années de cette étude, dont la durée sera de cinq ans. Les auteurs de l’étude HALT-MS, dont fait partie le Dr Douglas Arnold, subventionné par la Société de la SP, ont pour objectif de déterminer les profils d’efficacité et d’innocuité d’une intervention précoce combinant une greffe de cellules hématopoïétiques à un traitement immunosuppresseur à fortes doses dans la maîtrise de l’inflammation et le maintien de la rémission chez les personnes atteintes de SP cyclique (poussées-rémissions).

Description de l’étude
L’étude HALT-MS est un essai clinique multicentrique de phase II auquel participent 24 personnes recrutées pour recevoir le traitement combiné décrit ci-dessus. Pour être admissibles à l’étude, les participants devaient être des adultes atteints de SP cyclique et avoir été traités sans succès par un MMÉSP au cours des 18 mois précédant leur participation à l’essai. Des cellules souches hématopoïétiques (CSH) – cellules souches issues de la moelle osseuse pouvant se différencier en divers types de cellules sanguines – ont été prélevées d’échantillons de sang provenant de chaque participant, puis purifiées et stockées. Les participants ont ensuite reçu des doses élevées de médicaments chimiothérapeutiques destinées à supprimer leur système immunitaire et ont finalement subi une intervention dite « greffe de cellules souches hématopoïétiques autologues », laquelle consiste à réintroduire par perfusion dans l’organisme du patient ses propres cellules souches hématopoïétiques.

Les chercheurs ont évalué l’efficacité de ce traitement combiné en mesurant la probabilité de survie sans événement, c’est-à-dire l’absence de décès, de poussées cliniques confirmées, de dégradation de la fonction neurologique et de nouvelles lésions cérébrales observées par imagerie par résonance magnétique (IRM). L’équipe de chercheurs s’est également appliquée à déterminer le degré d’innocuité du traitement en étudiant les effets indésirables de ce dernier. L’essai en question comportait un seul groupe, c’est-à-dire que tous les participants ont reçu le traitement combiné. Les mesures effectuées au fil du temps auprès de chaque participant ont été comparées de façon individuelle aux données relevées avant l’amorce du traitement.

Résultats
À l’issue des trois premières années de l’étude, il a été constaté que la greffe de cellules hématopoïétiques combinée à un traitement immunosuppresseur à doses élevées a eu pour effets de maintenir la rémission chez les patients atteints de SP cyclique et d’améliorer la fonction neurologique de ces derniers. Les taux de survie sans événement ont été établis à 82,8 % au bout de deux (2) ans et à 78,4 % après trois (3) ans chez les 24 participants à l’étude. De plus, les évaluations cliniques des patients ont révélé une amélioration globale de la fonction neurologique chez tous les participants, trois ans après leur traitement. Certains effets indésirables ont été observés, mais il s’agissait d’effets secondaires prévisibles après l’administration d’un traitement immunosuppresseur énergique. Soulignons par ailleurs que les effets indésirables les plus néfastes ont pu être pris en charge efficacement ou contrés au fil du temps.

Commentaires
Le traitement de la SP cyclique au moyen des MMÉSP usuels peut réduire le nombre des poussées, mais la rémission complète des patients traités par ce type de médicaments et l’amélioration de leur fonction neurologique demeurent problématiques. Les résultats préliminaires de l’essai HALT-MS sont une source d’espoir pour les personnes atteintes de SP cyclique qui ne répondent pas adéquatement aux MMÉSP, puisque la plupart des participants ayant subi le traitement à l’étude ont bénéficié d’une rémission durable au cours des trois premières années de l’essai en plus de présenter une amélioration de leur fonction neurologique. Les résultats de cette étude viennent s’ajouter aux avancées réalisées dans le cadre de l’essai canadien sur la greffe de moelle osseuse financé par la FRSSP. Ils constituent un pas en avant dans la maîtrise de l’évolution de la SP et dans la compréhension des changements immunologiques qui sous-tendent l’apparition des poussées chez les personnes atteintes de cette maladie. Toutefois, la greffe de cellules hématopoïétiques combinée à un traitement immunosuppresseur à doses élevées n’en constitue pas moins une approche thérapeutique énergique dont le niveau de toxicité et les risques sont substantiels. C’est pourquoi il importe que l’étude HALT-MS, devant durer cinq ans, puisse être menée à terme et que ses résultats fassent l’objet d’une analyse détaillée avant que des conclusions puissent être tirées relativement aux bienfaits à long terme de ce traitement combiné pour les personnes atteintes de SP.

Source
NASH, R. A. et coll. « High-Dose Immunosuppressive Therapy and Autologous Hematopoietic Cell Transplantation for Relapsing-Remitting Multiple Sclerosis (HALT-MS): A 3-Year Interim Report », JAMA Neurol., 2014 Dec. [Diffusé en ligne avant impression].

Avec autorisation de diffusion de la

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 06:00

La Fondation pour la recherche scientifique sur la SP finance un essai visant à évaluer l’efficacité d’un traitement prometteur contre la SP faisant appel à des cellules souches mésenchymateuses

 

Info-SP
Le 28 janvier 2015

 

 

Contexte
Les cellules souches mésenchymateuses (CSM) ont récemment capté l’attention des chercheurs en sclérose en plaques (SP) en raison de leur capacité de réduire l’inflammation nocive et de promouvoir la réparation tissulaire. Cela dit, on ne connaît pas encore leurs effets sur la sclérose en plaques, maladie auto-immune ciblant le système nerveux central. À ce jour, des études sur les animaux de laboratoire et des essais cliniques préliminaires sur des êtres humains ont donné des résultats prometteurs quant à l’innocuité et à l’efficacité potentielle des CSM pour réduire l’inflammation et réparer les lésions. Les données ainsi obtenues ouvrent la voie à la mise en place d’études plus vastes et plus approfondies sur les bienfaits thérapeutiques éventuels du traitement par les CSM chez les personnes atteintes de SP.

La découverte du potentiel des CSM pour le traitement de la SP a mené au lancement de l’étude MESCAMS (MEsenchymal Stem cell therapy for CAnadian MS patients), essai clinique de phase II subventionné conjointement par la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP, Research Manitoba et Services alimentaires A&W du Canada. L’étude MESCAMS, qui sera dirigée par le Dr Mark S. Freedman (Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa/Université d’Ottawa), chercheur principal au sein de l’équipe de recherche concernée à Ottawa, et le Dr James J. Marriott (Université du Manitoba), chercheur principal à l’œuvre à Winnipeg, s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de recherche sur les cellules souches mésenchymateuses auquel participent neuf pays.

Les auteurs de cette étude ont pour but d’évaluer l’innocuité d’un traitement par thérapie cellulaire autologue (c'est-à-dire que le donneur et le receveur sont la même personne) pour les personnes atteintes de SP et de déterminer si ce traitement peut réduire l’inflammation cérébrale nocive et, peut-être, contribuer à réparer le système nerveux central.

Description de l’étude
MESCAMS est une étude croisée à répartition aléatoire et à double insu qui regroupera 40 participants et se déroulera dans deux centres de recherche : l’Hôpital d’Ottawa et le Centre des sciences de la santé (CSS) de Winnipeg. À cet essai participeront des personnes atteintes de SP cyclique (poussées-rémissions) qui n’ont pas bien répondu aux traitements actuels, ainsi que des personnes atteintes d’une forme progressive (primaire ou secondaire) de SP (voir le détail des critères d’inclusion et d’exclusion à ClinicalTrails.gov). Tous les participants, répartis en deux groupes de façon aléatoire, recevront par intraveineuse des CSM prélevées de leur propre moelle osseuse selon le protocole d’une étude croisée :

- Groupe traité au début de l’essai : ce groupe recevra une seule perfusion de CSM autologues au tout début de l’étude, puis une perfusion de placebo à 24 semaines.

 

- Groupe traité au milieu de l’essai : ce groupe recevra une seule perfusion de placebo au tout début de l’étude, puis une perfusion de CSM autologues à 24 semaines.


Tous les participants seront suivis durant 48 semaines. Au cours de l’étude, ils seront soumis à des évaluations de l’innocuité du traitement. Les chercheurs recenseront et documenteront les effets secondaires et événements indésirables observés. Ils noteront également tout bienfait clinique potentiel du traitement, y compris la réduction de l’inflammation cérébrale mesurée par l’imagerie par résonance magnétique (IRM), la diminution des poussées, le ralentissement de l’évolution de l’incapacité et plusieurs autres indicateurs potentiels de réparation du système nerveux central.

Commentaires
L’étude MESCAMS est le premier essai clinique canadien destiné à évaluer l’innocuité et l’efficacité d’un traitement par les CSM contre la sclérose en plaques. Ces travaux constituent un pas en avant notable dans la recherche sur la SP et le traitement de cette maladie, étant donné que les premières études sur l’utilisation des cellules souches ont donné des résultats encourageants. Soulignons que cette étude se distingue de l’essai intitulé « Canadian Bone Marrow Transplantation » (BMT – essai canadien sur la greffe de moelle osseuse), mené précédemment au Canada, par le fait que la réinjection de CSM n’est pas précédée de la chimiothérapie intensive nécessitée par la greffe de moelle osseuse pour supprimer le système immunitaire du patient.

Le traitement par les CSM maîtrise les cellules immunitaires nocives impliquées dans le contexte de la SP. Selon les chercheurs, il devrait comporter moins de risques que la greffe de moelle osseuse pour les participants du fait qu’il exclut la chimiothérapie et qu’il pourrait freiner l’inflammation, même si le patient ne prend pas d’autres médicaments contre la SP. De surcroît, les chercheurs utilisent des CSM autologues pour cette étude, ce qui signifie que le risque de rejet est nettement amoindri puisque ce sont les cellules souches du patient lui-même qui sont réinjectées à ce dernier.

Les résultats de l’étude MESCAMS s’ajouteront aux données issues du programme de recherche international sur les CSM, ce qui procurera un bagage de connaissances qui n’aurait pu être obtenu par des chercheurs travaillant de manière isolée. La participation du Canada à ces travaux contribuera à faire de notre pays un chef de file de la recherche sur les traitements faisant appel aux CSM, grâce à la grande compétence de nos chercheurs et d’autres collaborateurs chevronnés, ainsi qu’à des investissements substantiels dans des installations de pointe conçues spécialement pour la recherche sur les cellules souches et conformes aux normes gouvernementales rigoureuses en cette matière. Au bout du compte, nous espérons que les résultats de l’étude MESCAMS enrichiront les connaissances obtenues grâce aux études préliminaires sur les CSM et favoriseront la mise au point de traitements contre la SP.



 

Avec autorisation de diffusion de la

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