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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 06:00

La Fondation pour la recherche scientifique sur la SP finance un essai visant à évaluer l’efficacité d’un traitement prometteur contre la SP faisant appel à des cellules souches mésenchymateuses

 

Info-SP
Le 28 janvier 2015

 

 

Contexte
Les cellules souches mésenchymateuses (CSM) ont récemment capté l’attention des chercheurs en sclérose en plaques (SP) en raison de leur capacité de réduire l’inflammation nocive et de promouvoir la réparation tissulaire. Cela dit, on ne connaît pas encore leurs effets sur la sclérose en plaques, maladie auto-immune ciblant le système nerveux central. À ce jour, des études sur les animaux de laboratoire et des essais cliniques préliminaires sur des êtres humains ont donné des résultats prometteurs quant à l’innocuité et à l’efficacité potentielle des CSM pour réduire l’inflammation et réparer les lésions. Les données ainsi obtenues ouvrent la voie à la mise en place d’études plus vastes et plus approfondies sur les bienfaits thérapeutiques éventuels du traitement par les CSM chez les personnes atteintes de SP.

La découverte du potentiel des CSM pour le traitement de la SP a mené au lancement de l’étude MESCAMS (MEsenchymal Stem cell therapy for CAnadian MS patients), essai clinique de phase II subventionné conjointement par la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP, Research Manitoba et Services alimentaires A&W du Canada. L’étude MESCAMS, qui sera dirigée par le Dr Mark S. Freedman (Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa/Université d’Ottawa), chercheur principal au sein de l’équipe de recherche concernée à Ottawa, et le Dr James J. Marriott (Université du Manitoba), chercheur principal à l’œuvre à Winnipeg, s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de recherche sur les cellules souches mésenchymateuses auquel participent neuf pays.

Les auteurs de cette étude ont pour but d’évaluer l’innocuité d’un traitement par thérapie cellulaire autologue (c'est-à-dire que le donneur et le receveur sont la même personne) pour les personnes atteintes de SP et de déterminer si ce traitement peut réduire l’inflammation cérébrale nocive et, peut-être, contribuer à réparer le système nerveux central.

Description de l’étude
MESCAMS est une étude croisée à répartition aléatoire et à double insu qui regroupera 40 participants et se déroulera dans deux centres de recherche : l’Hôpital d’Ottawa et le Centre des sciences de la santé (CSS) de Winnipeg. À cet essai participeront des personnes atteintes de SP cyclique (poussées-rémissions) qui n’ont pas bien répondu aux traitements actuels, ainsi que des personnes atteintes d’une forme progressive (primaire ou secondaire) de SP (voir le détail des critères d’inclusion et d’exclusion à ClinicalTrails.gov). Tous les participants, répartis en deux groupes de façon aléatoire, recevront par intraveineuse des CSM prélevées de leur propre moelle osseuse selon le protocole d’une étude croisée :

- Groupe traité au début de l’essai : ce groupe recevra une seule perfusion de CSM autologues au tout début de l’étude, puis une perfusion de placebo à 24 semaines.

 

- Groupe traité au milieu de l’essai : ce groupe recevra une seule perfusion de placebo au tout début de l’étude, puis une perfusion de CSM autologues à 24 semaines.


Tous les participants seront suivis durant 48 semaines. Au cours de l’étude, ils seront soumis à des évaluations de l’innocuité du traitement. Les chercheurs recenseront et documenteront les effets secondaires et événements indésirables observés. Ils noteront également tout bienfait clinique potentiel du traitement, y compris la réduction de l’inflammation cérébrale mesurée par l’imagerie par résonance magnétique (IRM), la diminution des poussées, le ralentissement de l’évolution de l’incapacité et plusieurs autres indicateurs potentiels de réparation du système nerveux central.

Commentaires
L’étude MESCAMS est le premier essai clinique canadien destiné à évaluer l’innocuité et l’efficacité d’un traitement par les CSM contre la sclérose en plaques. Ces travaux constituent un pas en avant notable dans la recherche sur la SP et le traitement de cette maladie, étant donné que les premières études sur l’utilisation des cellules souches ont donné des résultats encourageants. Soulignons que cette étude se distingue de l’essai intitulé « Canadian Bone Marrow Transplantation » (BMT – essai canadien sur la greffe de moelle osseuse), mené précédemment au Canada, par le fait que la réinjection de CSM n’est pas précédée de la chimiothérapie intensive nécessitée par la greffe de moelle osseuse pour supprimer le système immunitaire du patient.

Le traitement par les CSM maîtrise les cellules immunitaires nocives impliquées dans le contexte de la SP. Selon les chercheurs, il devrait comporter moins de risques que la greffe de moelle osseuse pour les participants du fait qu’il exclut la chimiothérapie et qu’il pourrait freiner l’inflammation, même si le patient ne prend pas d’autres médicaments contre la SP. De surcroît, les chercheurs utilisent des CSM autologues pour cette étude, ce qui signifie que le risque de rejet est nettement amoindri puisque ce sont les cellules souches du patient lui-même qui sont réinjectées à ce dernier.

Les résultats de l’étude MESCAMS s’ajouteront aux données issues du programme de recherche international sur les CSM, ce qui procurera un bagage de connaissances qui n’aurait pu être obtenu par des chercheurs travaillant de manière isolée. La participation du Canada à ces travaux contribuera à faire de notre pays un chef de file de la recherche sur les traitements faisant appel aux CSM, grâce à la grande compétence de nos chercheurs et d’autres collaborateurs chevronnés, ainsi qu’à des investissements substantiels dans des installations de pointe conçues spécialement pour la recherche sur les cellules souches et conformes aux normes gouvernementales rigoureuses en cette matière. Au bout du compte, nous espérons que les résultats de l’étude MESCAMS enrichiront les connaissances obtenues grâce aux études préliminaires sur les CSM et favoriseront la mise au point de traitements contre la SP.



 

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 06:00

 2014/09/10

 

Contexte
Jusqu’ici, les médicaments contre la sclérose en plaques (SP) visaient à réduire le nombre de lésions de la myéline et des axones. Ces traitements dits modificateurs de l'évolution de la SP agissent la plupart du temps en interférant avec la composante inflammatoire de la SP. Ils permettent ainsi de diminuer le nombre de poussées et d’atténuer les symptômes de la maladie. Bien qu’on ait démontré que cette approche permette de freiner l’évolution de la maladie, les chercheurs proposent que la recherche soit concentrée dorénavant sur la réparation des lésions du tissu nerveux. Les résultats d’une nouvelle étude menée par le Dr Jonathan Tran et son équipe, qui ont été publiés en août, pourraient marquer un moment décisif et un changement de cap dans le traitement de la SP.
Cette étude est la première du genre en ce qu’elle porte sur un médicament (BIIB033) qui vise à réparer et à rétablir la myéline (processus connu sous le nom de remyélinisation). Le BIIB033 inhibe l’action du LINGO-1, protéine bloquant la production de myéline. Il empêche ainsi le LINGO-1 d’entraver les mécanismes de réparation de la myéline et des axones lésés par la SP.
L’objectif principal de ces travaux était de vérifier l’innocuité et la tolérabilité (capacité de l’organisme à tolérer le médicament) du BIIB033 chez les personnes en bonne santé et les personnes atteintes de SP.


Description de l’étude
Cette étude comprenait deux essais cliniques de phase I, menés auprès de 72 témoins en bonne santé et de 47 personnes présentant une forme cyclique (poussées-rémissions) ou progressive secondaire de SP. Les essais se sont déroulés aux États-Unis et aux Pays-Bas.
Le premier consistait à évaluer la prise d’une dose unique croissante du médicament: les personnes en bonne santé étaient réparties au hasard dans deux groupes, dont l’un recevait une seule injection de BIIB033 et l’autre, une substance inactive (placebo). Il s’agissait d’un essai à double insu, c’est-à-dire que ni les participants à l’étude ni l’administrateur des injections ne savaient qui recevait le médicament actif et qui recevait le placebo. Cette façon de procéder permet d’éviter les biais dans l’interprétation des résultats. Le second essai portait sur des doses multiples croissantes du médicament : les personnes atteintes de SP étaient réparties au hasard dans deux groupes, dont l’un recevait des doses multiples croissantes de BIIB033 et l’autre, un placebo.
Au cours des deux essais, les participants ont été groupés, et chaque groupe a reçu des doses croissantes allant jusqu’à 100mg/kg. Ainsi, les chercheurs ont pu évaluer l’innocuité et la tolérabilité de chaque dose du médicament en se basant sur les résultats des examens physiques et neurologiques, des analyses sanguines et des examens d’IRM effectués à chaque étape.


Résultats
L’innocuité et la tolérabilité du BIIB033 administré à des doses allant jusqu’à 100mg/kg ont été démontrées lors des essais cliniques de phase I. Par conséquent, le médicament pourra faire l’objet d’essais cliniques de phase II. Aucun effet indésirable grave ni décès n’a été recensé au cours de l’étude. La fréquence des effets indésirables modérés, soit les céphalées, les infections des voies respiratoires supérieures et les infections urinaires, était à peu près la même dans le groupe traité et le groupe témoin (placebo). Qui plus est, le BIIB033 n’a entraîné qu’une faible production d’anticorps neutralisants, réponse immunitaire qui annulerait l’effet du médicament.


Commentaires
Les résultats du premier essai mené auprès d’êtres humains sur un médicament ayant le potentiel de réparer les lésions causées par la SP nous donnent de bonnes raisons d’être optimistes. Cela dit, il faut garder en tête certaines des limites des études consacrées aux agents de remyélinisation. Par exemple, nous ne disposons encore d’aucune méthode de détection et de mesure éprouvée de la remyélinisation qui serait efficace en particulier au stade précoce de la maladie. Soulignons que le débat sur les techniques d’exploration des agents de remyélinisation et les outils de mesure des résultats des études dans ce domaine se poursuit dans les milieux scientifiques et qu’il faut s’attendre à des avancées dans un proche avenir. La Société de la SP appuie toutes les voies de recherche orientées vers la découverte du remède de la SP et elle continuera de diffuser de l’information à jour sur les travaux décrits ci-dessus et les futurs essais cliniques qui porteront sur le BIIB033.


Source
TRAN, J. Q. et coll. « Randomized phase I trials of the safety/tolerability of anti-LINGO-1 monoclonal antibody BIIB033 », Neurology: Neuroimmunology and Neuroinflammation, 2014 August 27 [publié en ligne avant l’impression].

 

 

Avec autorisation de diffusion de la

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 11:15

Moins de sel, moins de poussée.

lien vers Figaro


Capture d’écran 2014-09-03 à 13.07.27

 

Plusieurs expériences menées en 2013 sur des souris atteintes de maladies auto-immunes touchant le système nerveux ont suggéré qu'une augmentation de l'apport en sel dans leur alimentation entraînait un développement plus agressif de la pathologie.

 

Allo docteur, le 03.09.2014

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 06:00

Info-SP
Le 23 mai 2014
 

 
Contexte

Les troubles cognitifs touchent de 40 à 60 pour 100 des personnes atteintes de SP. Les plus répandus sont les troubles de la mémoire, de la concentration, de l’attention et de l’expression verbale de la pensée. D’après les examens d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), un nombre accru de régions cérébrales sont activées lors de l’accomplissement de tâches cognitives par les personnes atteintes de SP. Ce phénomène s’expliquerait, croit-on, par le fait que le cerveau cherche à compenser ses anomalies structurelles. L’IRMf permet d’enregistrer le débit sanguin cérébral en temps réel et de repérer ainsi les zones d’activité. Il faut savoir que le débit sanguin augmente dans les zones cérébrales dont l'activité est augmentée. L’IRMf est unique en ce qu’elle peut mettre en évidence le fonctionnement du cerveau, alors que l’IRM classique ne peut révéler que les anomalies structurelles. 

Certaines personnes atteintes de SP recourent au cannabis pour soulager leurs symptômes comme la douleur, la spasticité et le tremblement. À cette fin, elles peuvent le prendre sous forme orale ou le fumer. Des travaux récents ont permis d’évaluer l’efficacité du cannabis fumé dans le soulagement des symptômes de SP. Soulignons toutefois que certaines études ont révélé que l’utilisation du cannabis fumé à des fins thérapeutiques pouvait entraîner des troubles cognitifs chez les personnes atteintes de SP. Une étude récente subventionnée par la Société de la SP a été menée à Toronto à l’aide de l’IRMf dans le but de mesurer les effets du cannabis fumé sur la cognition chez les personnes atteintes de SP.


Description de l’étude

La Société de la SP a subventionné une étude du Dr Anthony Feinstein, chercheur et psychiatre, et de ses collaborateurs, menée auprès de 39 personnes atteintes de SP dont 20 fumaient régulièrement du cannabis (mais s’en étaient abstenues durant les douze heures précédant le test). Les autres ne fumaient pas de cannabis. Toutes ont été soumises à des examens d’IRMf en même temps qu’aux trois versions d’un test de mémoire opérationnelle appelé N-Back. Les chercheurs ont ainsi pu comparer l’activité cérébrale des deux groupes de participants. Ils ont également recueilli des données quant à l'IRM fonctionnelle au repos, qui permet de mesurer l’activité cérébrale lorsque la personne est inactive. Des examens d’IRM structurelle ont permis de vérifier s’il y avait des différences entre les groupes dans la structure du cerveau. D’autres tests ont été effectués dans le but d’évaluer la mémoire verbale et visuelle, la vitesse de traitement de l’information et l’attention.


Résultats

Les chercheurs ont constaté que les fumeurs de cannabis atteints de SP obtenaient de moins bons résultats que les personnes atteintes de SP qui n’en fumaient pas à la troisième version du test N-Back (baptisée 2-Back), qui est plus difficile que les deux premières. Cependant, même si le premier groupe répondait moins bien que le second, son temps de réaction était le même que celui du deuxième groupe. Par ailleurs, selon les résultats de l’IRMf, les fumeurs de cannabis présentaient des schémas anormaux d’activité cérébrale, mais aucune différence n’a été relevée entre les deux groupes quant aux résultats de l’IRMf au repos et de l’IRM structurelle. Enfin, les fumeurs de cannabis ont moins bien répondu que le groupe des non-fumeurs de cannabis à un test visuel et au test d’audition attentive soutenue PASAT (cycle de deux secondes), qui mesure la vitesse de traitement de l’information.


Commentaires

Étant donné le nombre croissant de personnes qui se tournent vers les thérapies parallèles et complémentaires, tel le cannabis, pour atténuer leurs symptômes de SP, il devient de plus en plus important de bien évaluer les risques de ces approches par rapport à leurs bienfaits. L’étude dont il est question ici vient enrichir le volume croissant de données probantes sur les effets du cannabis chez les personnes atteintes de SP.  Selon cette étude, le cannabis fumé peut aggraver les difficultés cognitives associées à la SP, et les renseignements fournis par l’IRM pourraient expliquer cette observation. Le schéma désordonné d’activation cérébrale chez les fumeurs de cannabis peut laisser supposer que le cerveau cherche à compenser ses lacunes ou redouble d’efforts pour accomplir les tâches demandées. Cette étude peut non seulement aider à prendre des décisions éclairées quant à la prescription ou à l’utilisation de cannabis à des fins médicales, mais aussi ouvrir la voie à la mise au point de meilleures méthodes d’évaluation des troubles cognitifs chez les personnes atteintes de SP.


Source

PAVISIAN, B. et coll. « Effects of cannabis on cognition in patients with MS », Neurology, 30 avril 2014 [diffusé en ligne avant impression].

 

Avec autorisation de diffusion de la

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 12:15

Info-SP
Le 29 janvier 2014

 

Résumé

Des chercheurs du Weill Cornell Medical College, à New York, ont présenté les résultats de l’étude qu’ils ont menée sur la relation entre une toxine dérivée d’une bactérie d’origine alimentaire très répandue et la sclérose en plaques. La Dre Jennifer Linden a présenté ces résultats, au nom de ses collègues de Weill Cornell, au congrès de 2014 de la Société américaine de microbiologie. Selon ces chercheurs, la toxine epsilon (ETX) – dérivée d’une souche de la bactérie Clostridium perfringens – a entraîné la formation de lésions cérébrales chez des souris de laboratoire.


Détails relatifs à l’étude

Des chercheurs du Weill Cornell Medical College, à New York, ont présenté les résultats de l’étude qu’ils ont menée sur la relation entre une toxine dérivée d’une bactérie d’origine alimentaire très répandue et la sclérose en plaques. La Dre Jennifer Linden a présenté ces résultats, au nom de ses collègues de Weill Cornell, au congrès de 2014 de la Société américaine de microbiologie. Selon ces chercheurs, la toxine epsilon (ETX) – dérivée d’une souche de la bactérie Clostridium perfringens – a entraîné la formation de lésions cérébrales chez des souris de laboratoire.


Contexte

La bactérie Clostridium perfringens est une cause fréquente d’intoxication alimentaire dans les pays développés. Elle peut être transmise lors de l’ingestion d’aliments contaminés comme la viande et la volaille, mais elle se trouve également à l’état naturel dans la végétation en décomposition, le sol et les sédiments marins. Il existe cinq sous-types de C. perfringens, dont deux (le B et le D) produisent la très puissante toxine epsilon (ETX), qui peut pénétrer dans le système nerveux central et y provoquer une détérioration des tissus. Bien que la cause de la SP demeure inconnue, les scientifiques ont longtemps soupçonné que cette maladie était attribuable à l’interaction de facteurs génétiques, environnementaux et liés au mode de vie. Or, en raison de leurs mécanismes d’action, ces souches bactériennes particulières ont été classées parmi les déclencheurs environnementaux potentiels de la SP.

L’an dernier, le type B de C. perfringens a été isolé chez une femme de 21 ans atteinte de SP. C’était la première fois que ce type de C. perfringens était décelé chez un être humain. On le trouve habituellement chez les animaux brouteurs, comme les bovins et les ovins. Cette découverte a suscité la mise en œuvre d’une étude sur le rôle potentiel du C. perfringens dans la SP. Les résultats de cette étude ont été publiés en octobre dernier dans la revue PLOS ONE.


Étude et résultats

Cette étude avait pour but de comparer la prévalence du type A – inoffensif – de C. perfringens chez les personnes atteintes de SP à celle d’un groupe de personnes en santé. Résultat : 52 % de ces dernières étaient porteuses du type A, comparativement à 23 % des personnes atteintes de SP. Les chercheurs avancent l’hypothèse selon laquelle l’absence de cette souche bactérienne commensale pourrait créer un environnement propice à la croissance et à la survie de la souche de type B productrice de la toxine, qui n’aurait ainsi plus à rivaliser pour l’obtention de ressources.

L’étude comportait aussi la recherche d’anticorps contre l’ETX dans les échantillons de fluides des personnes atteintes de SP et des personnes en santé, et ce, afin de déterminer quels participants avaient été infectés par la bactérie C. perfringens de type B. Les chercheurs ont ainsi pu constater que 10 % des personnes atteintes de SP étaient porteuses de tels anticorps, comparativement à 1 % des personnes en santé, ce qui démontre que les personnes atteintes de SP avaient déjà été exposées à l’ETX.

Enfin, l’équipe de chercheurs a procédé à une série d’expériences démontrant la capacité de l’ETX à se lier à la substance blanche, dans laquelle on trouve des fibres nerveuses entourées de myéline, gaine ciblée par la SP. Fait intéressant à noter, des études antérieures avaient révélé que l’administration de l’ETX à des animaux peut créer des brèches dans la barrière hémato-encéphalique (sang-cerveau – BHE) et permettre à la toxine de pénétrer dans le système nerveux central, où elle entraîne la détérioration des tissus et la mort des oligodendrocytes. Lors de l’étude dont il est question ici, les chercheurs ont été en mesure de montrer que l’ETX était présente dans les régions myélinisées.


Commentaires

Bien que le type B de C. perfringens, producteur de l’ETX, ait été décelé chez une personne atteinte de SP, il faut bien comprendre que la recherche dans ce domaine n’en est qu’à ses balbutiements et qu’il faudra poursuivre les travaux afin de définir le rôle de cette bactérie en tant que déclencheur environnemental potentiel de la SP. Cette étude remet en question l’hypothèse voulant que la SP soit une maladie auto-immune. Selon l’article publié dans PLOS ONE, aucune cellule immunitaire n’est présente dans le système nerveux central aux stades précoces de la SP, c’est-à-dire à la première apparition des lésions. À ce moment-là, on ne peut observer qu’une détérioration de la BHE et la mort d’oligodendrocytes, ce qui signifie qu’il faut chercher ailleurs que dans l’auto-immunité la cause de la détérioration initiale des tissus. Étant donné que le C. perfringens de type B a la capacité de pénétrer dans le système nerveux central et de s’attaquer à la myéline et aux oligodendrocytes (cellules productrices de myéline), cette bactérie est soupçonnée d’intervenir dans le déclenchement de la SP. La Société de la SP suivra de près tous les développements dans ce dossier, y compris les résultats de la nouvelle étude présentée au congrès, et transmettra sans tarder l’information disponible.


Source

RUMAH K. R. etcoll. « Isolation of Clostridium perfringens Type B in an Individual at First Clinical Presentation of Multiple Sclerosis Provides Clues for Environmental Triggers of the Disease », PLOS ONE, 2013 October 15; 8(10):1-9.



Avec autorisation de diffusion de la

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 10:35

Un composant du vin rouge serait mauvais pour les personnes atteintes de sclérose en plaques.

La molécule accélérerait la destruction de la myéline et les inflammations dans le cerveau.

 

Source: Top santé.com, le 03.10.2013

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 10:50

Fréquence, caractéristiques et conséquences des chutes chez les patients atteints de SEP.
Gunn H et collaborateurs, UK. Arch Phys Med Rehabil; Septembre 2013

L'objectif de cette étude était d'évaluer le taux de chutes chez les personnes atteintes de SEP ainsi que les caractéristiques de celles-ci. Les 150 patients inclus dans l'étude (EDSS entre 3.5 et 6.5) remplissaient un questionnaire quotidien pendant 3 mois. Le taux de réponse au questionnaire fut de 92.7%. Au cours des 3 mois, 672 chutes et 3785 pertes d'équilibre furent enregistrées. Celles-ci survenaient au cours de différentes activités, bien que 27.6% se produisaient lors de la marche ou d'un changement de position. Les hommes ont enregistré plus de chutes que les femmes. Plus de 11% des patients ont été blessés.

Les auteurs concluent que les chutes chez les personnes atteintes de SEP sont fréquentes et qu'elles surviennent dans différentes activités traduisant leur impact sur la vie quotidienne.

 
Laquinimod dans la SEP: un essai clinique d'un traitement par voie orale.
Filippi M et collaborateurs, International. J Neurol Neurosurg Psychiatry

Le laquinimod, immunomodulateur par voie oral a montré dans des essais cliniques de phase III un ralentissement de la progression du handicap et de l'atrophie cérébrale suggérant une diminution des dommages tissulaires dans la SEP. Les auteurs ont voulu vérifier cette hypothèse à l'aide de différentes techniques d'imagerie chez 1106 patients atteints de SEP rémittente et répartis en 2 groupes équivalent, l'un recevant le laquinimod (une prise orale quotidienne), l'autre le placébo, durant 24 mois. Les résultats montrent que le laquinimod réduit, au moins dans la phase initial du traitement, les processus pathologiques nocifs chez les patients atteints de SEP rémittente.
 
Programme de réhabilitation dans la SEP par des jeux de réalité virtuelle.
Gutiérrez RO et collaborateurs, Espagne. Neurorehabilitation, Septembre 2013

Les troubles de l'équilibre et de la posture sont des symptômes moteurs fréquement associés à la SEP. Dans cette étude, les auteurs ont voulu tester les effets des jeux de réalité virtuelle comme programme alternatif de réhabilitation chez des patients atteints de SEP et ayant des difficultés d'accès aux traitements conventionnels.
Cinquante patients ont été répartis en 2 groupes. Un groupe contrôle qui recevait un traitement de physiothérapie 2 fois par semaine, 40 minutes par séance. Le groupe expérimental pratiquait les jeux virtuels 4 fois par semaine, 20 minutes par séance et suivi par vidéoconférence. L'étude s'est déroulée sur 10 semaines. Les résultats montrent que les 2 groupes ont eu une amélioration de l'équilibre. Une anticipation visuelle a été observée chez les personnes du groupe expérimental.


Les auteurs concluent que le programme de réhabilitation avec des jeux de réalité virtuelle pourrait servir d'alternative thérapeutique efficace dans diverses situations dans lesquelles un traitement conventionnel n'est pas facilement disponible
 
Effet du daclizumab sur les patients atteints de SEP rémittente
Havrdova E et collaborteurs, République Tchèque. Multiple Sclerosis, Septembre 2013

Le daclizumab est un anticorps monoclonal humanisé qui bloque l'action de l'interleukine 2 (cytokine du système immunitaire). Les auteurs de l'étude avaient pour objectif de comparer la proportion de patients "libres d'activités de la maladie" sous traitement et sous placébo. Les résultats, à 1 an, montrent que la proportion de patients " libres d'activités de la maladie" était plus importante chez les patients traités par daclizumab que ceux sous placébo.
 
Etude de la prévalence de l'IVCC dans la SEP.
Comi G et collaborateurs, Italie. Multiple Sclerosis, septembre 2013.

La prévalence  est le calcul du nombre de personnes atteintes d’une maladie à un moment donné dans une population donnée. L'Insuffisance Veineuse Cérébrospinale Chronique (IVCC) a été proposée comme une cause possible de la SEP. Dans cette étude, les auteurs ont évalué l'association entre IVCC et SEP. L'étude réalisée chez 1874 personnes agées de 18 à 55 ans incluait 1165 patients SEP, 226 patients avec d'autres maladies neurodégénératives et 376 personnes contrôles. La prévalence de l'IVCC était de 3.26 % chez les patients SEP, 3.10% chez les personnes souffrant d'une autre maladie neurodégénérative et de 2.13% chez les contrôles.


Les auteurs concluent qu'il n'existe pas d'association entre IVCC et SEP.
 
Canabis et spasticité chez les personnes atteintes de SEP.
Lorente Fernandez L et collaborateurs, Espagne. Neurologia, Septembre 2013.

La spasticité est un symptôme courant chez les personnes atteintes de SEP. Cette étude avait pour objectif de tester l'efficacité et la sécurité du canabis chez les patients.
Parmi les 50 patients testés (42% d'homme et un âge moyen de 47.8 ans), 38% présentaient une forme primaire progressive de la maladie, 44% une forme secondaire et 18% une forme rémittente. Le traitement était prescrit pour une durée moyenne de 174 jours chez les personnes présentant une spasticité (44%), des douleurs (10%) ou les 2 signes associés (46%). Le traitement a été interrompu (en moyenne au bout de 30 jours) chez 16 patients (32%) en raison d'une inefficacité (7 patients), d'un abandon (4 patients) ou d'effets secondaires importants (5 patients). Le traitement a été efficace chez 80% des patients pour des doses de 2 à 10 inhalations par jour (dose moyenne 5).


Les principaux effets indésirables étaient des vertiges, une somnolence, une faiblesse musculaire, une diarrhée, une sécheresse buccale, une vision trouble.

 

 

Source, 02 octobre 2013: ARSEP

 

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Avec Autorisation de diffusion de l'

9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 12:05

Une dernière étude signale que dormir peut stimuler la production de la myéline.

 

 

Source: Psychomédia, le 04.09.2013

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 10:54

Info-SP
Le 21 août 2013

 

Contexte : Recherche d’indices sur le lien qui pourrait exister entre l’IVCC et la SP au sein d’une population d’enfants

On considère généralement que la sclérose en plaques (SP) se déclare chez les adultes et les adolescents, mais cette maladie touche aussi une faible proportion d’enfants. Lorsque la SP est diagnostiquée avant l’adolescence, son évolution est cyclique, c’est-à-dire qu’elle est caractérisée par l’alternance de poussées bien définies et de périodes de rémission. Les symptômes observés chez l’enfant sont semblables à ceux qui se manifestent chez l’adulte, si ce n’est que certains d’entre eux, comme l’irritabilité ou les fébricules (fièvre peu élevée), sont plus fréquents chez l’enfant.

Les études menées auprès des enfants atteints de SP peuvent fournir aux chercheurs beaucoup d’information sur les causes et l’évolution de cette maladie, pour la simple et bonne raison que ces sujets sont jeunes et qu’il est possible de les observer attentivement à la recherche des tout premiers signes de la maladie, qui ne peuvent être étudiés chez l’adulte. Jour après jour, ces études enrichissent le corpus de connaissances sur la SP, si bien que les chercheurs parviennent à mieux cibler les stratégies de traitement et de prévention de cette maladie. Selon eux, si l’insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique (IVCC) est bel et bien un facteur étiologique de la SP, elle devrait être décelable chez toutes les personnes qui sont atteintes de cette maladie, y compris chez les plus jeunes. Enfin, en réalisant des études auprès d’enfants atteints de SP, on peut exclure la possibilité que les incapacités et les problèmes de santé liés au vieillissement influent sur la prévalence de l’IVCC chez les personnes atteintes de SP.

En juin 2010, la National MS Society (États-Unis) et la Société canadienne de la SP ont affecté plus de 2,4 millions de dollars à sept nouveaux projets de recherche visant à mieux faire comprendre le lien qui pourrait exister entre l'IVCC et la SP. L’une de ces études est dirigée par la Dre Brenda Banwell, qui après avoir occupé le poste de directrice de la clinique de SP pour enfants de l’Hôpital pour enfants malades (SickKids) de Toronto, s’est jointe à l’équipe du Children’s Hospital of Philadelphia à titre de chef du service de neurologie.

Cherchant à examiner en profondeur le rôle que pourrait jouer l’IVCC chez les enfants atteints de SP, la Dre Banwell a mis sur pied une équipe de neuropédiatres et d’experts en imagerie cérébrale chez l’enfant en vue de déceler d’éventuelles anomalies veineuses chez des enfants et des adolescents atteints de SP et de comparer les résultats obtenus à ceux de sujets en bonne santé du même âge. Selon les résultats préliminaires de l’étude qui ont été publiés le mois dernier dans l’American Journal of Neuroradiology, l’IVCC ne serait pas caractéristique de la SP chez l’enfant.

Description de l’étude

Vingt-six (26) enfants atteints de SP (âgés de 18 ans ou moins), 26 témoins en bonne santé du même âge et 13 adultes dont la SP s’est déclarée dans l’enfance (adultes ayant reçu un diagnostic de SP alors qu’ils étaient enfants) ont passé une échographie des veines de la tête et du cou. Les technologues en échographie pédiatrique et les radiopédiatres qui ont examiné les données échographiques à la recherche de signes d’IVCC ignoraient à quel groupe appartenaient les sujets. En outre, on a soumis les enfants atteints de SP et les témoins du même âge à des examens d’IRM faisant appel à des techniques de pointe afin de déceler d’éventuelles anomalies de la structure des veines à l’étude et de la circulation du sang dans ces dernières.

Précisons par ailleurs que les technologues en échographie et les radiopédiatres ont suivi un programme de formation d’une semaine sur la physiologie et les anomalies des veines cérébrales dirigé par le Dr Robert Zivadinov, au Neuroimaging Analysis Center de l’Université de New York à Buffalo. Ce programme comprenait des directives, des démonstrations ainsi que des exercices pratiques sur des techniques d’échographie des veines céphalorachidiennes semblables à celles décrites par le Dr Zamboni.

Résultats

Cinquante-cinq (55) sujets (73,5%) ont obtenu des résultats normaux à l’échographie, 15 sujets (23,1%) répondaient à un critère diagnostique de l’IVCC, et deux enfants atteints de SP et un jeune adulte dont la SP s’était déclarée durant l’enfance satisfaisaient à plusieurs critères diagnostiques de l’IVCC. L’analyse statistique des données de l’étude indique qu’il n’y a pas de lien entre l’IVCC et la SP chez les enfants.

On n’a pas observé de différence entre les jeunes atteints de SP qui présentaient des signes d’IVCC et ceux qui en étaient exempts quant aux caractéristiques démographiques et pathologiques. En outre, il n’y avait pas de différence entre les deux enfants atteints de SP qui présentaient des signes d’IVCC et les témoins en bonne santé pour ce qui est des évaluations de la circulation sanguine dans les veines cérébrales. On n’a pas décelé d’obstruction veineuse chez les enfants. L’évaluation de l’anatomie des veines à l’étude et du débit sanguin dans ces veines a révélé que le drainage veineux était normal chez les enfants atteints de SP.

Dans l’ensemble, les résultats de cette étude tendent à réfuter l’hypothèse selon laquelle l’IVCC serait un facteur étiologique de la SP.

Commentaires

Les résultats de cette étude viennent s’ajouter au nombre croissant de données dont on dispose sur l’IVCC et la SP. Les chercheurs soulignent la nécessité de mener des études auprès des enfants atteints de SP afin de mettre au jour les facteurs déclencheurs qui interviennent dans les tout premiers stades de cette maladie et qui ne sont modifiés ni par le vieillissement ni par les incapacités. Il ressort des données échographiques et des données d’IRM recueillies par la Dre Banwell et ses collaborateurs qu’il n’y a guère de signes d’IVCC chez les enfants atteints de SP. À l’instar de nombreux Canadiens, la Société canadienne de la SP accueille avec déception les résultats de cette étude et ceux d’autres études récentes qui vont dans le même sens. La Société de la SP est consciente que les personnes atteintes de SP veulent en savoir plus sur l’IVCC et elle demeurera à l’affût des résultats des études en cours, qui sont susceptibles de fournir des réponses définitives à leurs questions.

Référence :

Laughlin S et al. No Evidence for Impairment of Venous Hemodynamics in Children or Young Adults with Pediatric-Onset Multiple Sclerosis. American Journal of Neuroradiology 18 July 2013 [Version électronique publiée avant la version imprimée]

 

Avec autorisation de diffusion de la

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 16:00

Le 15 juillet 2013, l’ensemble des patients a été inclus dans l’étude (45 patients répartis sur les 3 centres impliqués : Marseille, Reims et Rennes). Cette 1ère phase d’étude sera donc terminée mi-janvier 2014 et les résultats devraient être communiqués au printemps 2014. La mise en place d’une étude de phase 2 permettant d’évaluer la tolérance et l’efficacité de l'olesoxime à plus grande échelle (étude multicentrique européenne) devrait pouvoir être débutée dans le courant de l’année 2014.

Début d’une première étude clinique concernant la remyélinisation dans la SEP en France.

Trophos SA, société pharmaceutique marseillaise qui développe des thérapies innovantes a obtenu fin 2012 une subvention d'1 million d'euros de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre du projet Translate-MS-Repair. Cette subvention obtenue dans le cadre du programme Recherches Partenariales et Innovation Biomédicale 2012, permettra de soutenir l'effort de recherche de Trophos sur les effets de l'olesoxime dans la sclérose en plaques (SEP).

D'une durée de 24 mois, le projet Translate-MS-Repair concerne la réalisation d’un essai clinique de phase Ib/IIa avec l'olesoxime, pour évaluer la remyélinisation et la neuroprotection chez les patients atteints de SEP.
Ce projet est mené par un consortium piloté par Trophos, incluant l’Assistance Public des Hôpitaux de Marseille et le CNRS. Il est coordonné par le Pr. Jean Pelletier (service de neurologie et UMR CNRS7339 CHU Timone) et associe les centres de Rennes (Pr. Gilles Edan,  CHU de Rennes et INRIA VISAGES), et de Reims (Pr. Ayman Tourbah,  CHU de Reims).

Cette 1ère phase d’étude randomisée, en double-aveugle, avec contrôle placebo évalue l'effet de l'olesoxime sur 45 patients atteints de sclérose en plaques rémittente, stabilisés par un traitement d'interféron bêta. Ce protocole vise à démontrer la compatibilité de l'olesoxime comme traitement complémentaire aux traitements existants, le plus utilisé étant l'interféron bêta.
L'étude a également pour objectif d'évaluer la faisabilité de procédures d'IRM non-conventionnelles dans un essai multicentrique. Cet essai clinique devrait mener à de nouveaux essais à plus grande échelle pour évaluer l'efficacité de l'olesoxime concernant la remyélinisation et la neuroprotection chez les patients atteints de sclérose en plaques.
Translate-MS-Repair est la suite du projet MS-Repair, déjà financé par l'ANR et piloté par Trophos. Ce 1er projet avait été réalisé à Marseille en collaboration avec l'Institut de Biologie du Développement (UMR 6216) et le Centre de Résonance Magnétique Biologique et Médicale (UMR 7339), partenaires de l'Université d'Aix-Marseille et du CNRS. Entre 2008 et 2011, MS-Repair a permis d'étudier l'activité de la molécule olesoxime dans différents modèles de sclérose en plaques in vitro et in vivo.

Ce projet a montré que la molécule était non seulement neuroprotectrice, mais qu'elle disposait également de la capacité de promouvoir la transformation des précurseurs d'oligodendrocytes en oligodendrocytes myélinisants.


Pr. Jean Pelletier
Neurologue CHU La Timone, Marseille
Membre du CMS de la Fondation ARSEP

 

 

Source, 18 juillet  2013: ARSEP

 

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